Des réfugiés hébergés au camp de Buchenwald ? Une fausse information pernicieuse

L’affirmation de certains médias que des réfugiés seraient hébergés sur le terrain de l’ancien camp de concentration de Buchenwald près de Weimar est une fausse nouvelle.
Il est prétendu que la République fédérale d’Allemagne abriterait des réfugiés dans l’ancien camp de concentration de Buchenwald près de Weimar. Cette nouvelle est erronée. L’ancien camp de Buchenwald est aujourd’hui un mémorial, auquel plus d’un demi million de personnes du monde entier se rendent tous les ans.
Personne n’a suggéré ni ne suggère d’y héberger des réfugiés.

Volkhard Knigge, directeur de la Fondation des Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora

Le Serment N°358

Le dernier numéro du Serment vient de paraître.

Au sommaire :
LE_SERMENT_358_V04092015 - copieNotre Assemblée générale
Édito
Actualités :
– Voyage Action-Mémoire
– Face à des élèves de CM2
– Salon du Livre de Sartrouville
– Des lauréats du CNRD à Buchenwald
– Hiroshima, Nagasaki, le crime nucléaire
– Rendez-vous à Blois
– La condamnation d’Oskar Gröning
Dossier « 70e anniversaire : naissance de l’association »
Notes de lecture

 

Appel à témoignages

Soucieuse, par fidélité au serment prêté par nos parents, grands-parents, amis, connaissances… à Buchenwald le 19 avril 1945, notre association entreprend à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la libération du camp, un important travail de recueil de témoignages.

archive_voyage_4Cette démarche mémorielle répond au besoin exprimé par les jeunes générations, de comprendre, de réfléchir, de témoigner… sur ce que fut la réalité concentrationnaire et la démarche de ceux ayant été les victimes de la barbarie nazie. C’est dans cet esprit de survivance de la mémoire  que notre association compte sur chacun de vous, de nous tous membres ou non de l’Association Française Buchenwald-Dora et kommandos, pour être des « passeurs d’ Histoire » .

Témoigner ? Ce peut être une lettre, un objet ou une photo susceptibles d’apporter une pierre à l’édifice mémoriel* ; témoigner, ce peut être également l’évocation d’un souvenir longtemps gardé en mémoire et qui, sous une apparence anodine pour celui qui en a été le dépositaire, revêt, au regard de l’Histoire un caractère de vif intérêt testimonial.

Merci à toutes et a tous qui pouvez contribuer à enrichir la mémoire de la Déportation et de l’histoire de Buchenwald, de Dora et de leurs kommandos, de nous écrire, de nous envoyer par courrier électronique (notre mail : contact@buchenwald-dora.fr) ou de nous contacter par téléphone ou de laisser un message afin que nous puissions vous rappeler aux jours et heures vous convenant.

Ces « signes »  envoyés par vous , seront très rapidement l’objet d’une prise de contact directe des personnes chargées à l’ Association , de collecter vos témoignages et pourront, le cas échéant,  faire l’objet – avec votre autorisation – d’une publication dans notre journal Le  Serment.

Merci à tous pour que vive notre mémoire !

L’Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos

* Les documents envoyés au siège de l’association étant reproduits par nos soins et retournés, dans les délais les plus rapides, à leurs auteurs.

L’écriture à l’épreuve de la déportation

Le Colloque international interdisciplinaire qu’organise chaque année à l’Université catholique de Lille notre amie philosophe Cathy Leblanc aura lieu du 10 au 12 mars 2016 et aura pour thème : « L’écriture à l’épreuve de la déportation »

Jorge Semprun, dans L’écriture ou la vie, nous avait intimé de choisir, il s’agira ici de prendre un autre chemin et d’abord de considérer l’écriture sous le régime concentrationnaire comme une part constituante de ce régime :

Grille de la porte d'entrée du camp de Buchenwald "Jedem das Seine" : "A chacun son dû"
Grille de la porte d’entrée du
camp de Buchenwald
« Jedem das Seine » : « A chacun son dû »

En partant des devises inscrites aux frontons des portails des camps, « Jedem das Seine » à Buchenwald, mais aussi du numéro matricule déshumanisant le déporté, en passant par la théorisation écrite et juridique des lois concentrationnaires, pour aller, bien sur, jusqu’aux serment des déportés puis à leurs écrits, restituant leur part de vérité comme l’écrivait Christian Pineau.

Des historiens, philosophes, sociologues, anthropologues, théologiens, chercheurs en littérature, psychologues, apporteront leur concours à la réflexion Renseignements : cathy.leblanc2@wanadoo.fr ou au 06.82.54.95.07 – Le programme sera disponible sur le blog suivant : www.cathyleblanc.fr

Inscriptions : 20 euros / gratuite pour étudiants et moins de 25 ans