André Bascle (1925-2019) KLB N°52448

Né le 2 mars 1925, à Paris Ier, il réside avec ses parents dans le quartier Saint-Georges à Cahors, son père, cheminot, le fait rentrer à la SNCF à 17  ans. Très tôt il rejoint la « Résistance Fer », puis crée en juin 1943 sous la responsabilité de Pierre Combes la FUJP (Force Unie de la Jeunesse Patriotique).
Arrêté le 25 février 1944 par la Gestapo avec 9 autres membres de son réseau, il est enfermé à la prison Saint-Michel à Toulouse, transféré le 30 mars à Compiègne, il est déporté le 27 avril à destination d’Auschwitz 185017 (convoi des tatoués) qu’il atteint le 30 avril. Le 12 mai, il quitte Birkenau pour rejoindre Buchenwald le 14 mai 1944 où il reçoit le matricule 53448. Après une quarantaine au Petit camp, block 56, c’est le départ, le 25 mai, pour Flossenbürg où il devient le matricule 9422. Il effectue la quarantaine dans le block 20 puis passe au block 9 et est affecté dans l’usine Messerschmitt. L’évacuation du camp commence le 20 avril 1945, tous les déportés reçoivent un nouveau matricule sans concordance avec l’ancien ce qui rendra l’identification impossible en cas de décès. Jean Bascle quitte Flossenbürg le 24 avril dans une marche de la mort qui durera trois jours et au cours de laquelle sur  16  000 évacués, il n’y aura que 6  000 survivants. Il est libéré le 26 avril aux environs de Cham et regagne Cahors le 17  mai 1945.
Jean Bascle a effectué, tout au long de sa vie, de très nombreux témoignages auprès des collèges et lycées.Il était Président de la FNDIRP du Lot, chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre avec palmes.

Paru dans Le Serment 374