François Amoudruz (1926-2020) – KLB 40989

Né le 07 septembre 1926 à Albertville en Savoie, il vit avec ses parents à Clermont-Ferrand où son père a été muté en 1934. Il s’inscrit en 1943 en première année à la faculté de droit. Le 25 novembre 1943, la Gestapo effectue une rafle dans les locaux de la faculté où, à la suite de l’évacuation en 1939 de la zone frontalière avec l’Allemagne, s’est repliée l’Université de Strasbourg. Plus de 1 200 personnes sont raflées, dont les doyens des facultés, dix-sept professeurs et étudiants identifiés comme résistants. La rafle concerne également les Alsaciens-Lorrains âgés de dix-huit à trente ans et susceptibles d’entrer dans la Résistance, les étudiants étrangers et les étudiants Juifs. 130 personnes, dont il fait partie, seront arrêtées et conduites dans la caserne du 92° Régiment d’infanterie qui sert de prison à la Gestapo. Fin décembre, il est transféré à Compiègne. Il sera déporté par le convoi du 17 janvier 1944 à destination de Buchenwald qu’il atteint le 19 janvier. Il devient le matricule 40989. Il effectue la période de quarantaine au Petit camp Block 52. Le 23 février 1944, il est transféré au K.L. de Flossenbürg où il devient le matricule 6683. Le 8 mars 1944, il est affecté au Kommando de Johanngeorgenstadt, situé à proximité de la frontière actuelle avec la République Tchèque. Il sera « employé » comme manœuvre dans une usine d’armement.
Le Kommando est évacué le 16 avril 1945 en direction du camp de Theresienstadt. Lors de cette marche de la mort, il s’évade le 28 avril avec l’un de ses camarades. Ils sont repris et enfermés dans une cellule de la police de la ville de Karlsbad (Karlovy-Vary en Tchéquie). Il sera libéré le 8 mai 1945 par les troupes de l’Armée rouge.
Il regagnera la France le 24 mai 1945.
François Amoudruz a été un infatigable passeur de mémoire auprès des jeunes générations.
Il a été jusqu’en 2013, Président délégué de la FNDIRP, puis Premier Vice-Président de la FMD
Il était Commandeur de la Légion d’honneur.

(Le Serment N°378)