Le kommando de ESPENFELD

Localisation : 15 km à Test d’OHRDRUF, à 6 km au sud-est d’ARNSTADT

Ouverture Août 1944

Effectifs : 7000 déportés : Soviétiques, Polonais, Tchèques, logés dans un camp de tentes

Évacuation : le 04/04/45 vers Buchenwald; sur 12600 évacués, 2700 furent abattus en cours de route; les Américains occupèrent les camps le lendemain.

Le complexe d’OHRDRUF fut à la fois un des kommandos les plus importants de Buchenwald (plus de 21000 détenus en Mars 1945; le deuxième après DORA), et l’un de ceux où la mortalité fut la plus effroyable. Èn témoignent les fosses communes (plus de 5000 corps). Des évaluations donnent le chiffre de 7000 morts, ceci en quelques mois.

Dans cet immense complexe, les conditions de vie ont pu varier d’un camp à l’autre. Des témoignages de Français racontent ce qu’ils ont vu et subi, vraisemblablement au camp Nord. Selon ces témoins, le travail, par équipes de 3 x 8, commençait d’abord, étant donné l’importance du chantier, par des trajets à pied de 10 km environ à pied et retour. Pour les équipes de terrassement, le travail était rendu très dur, en raison des conditions climatiques (hiver, terre gelée, boue et neige), des instruments rudimentaires (pioches, pelles, brouettes), des poids à transporter (pierres, sacs de ciment), des coups des SS et des kapos « verts ». Tous les jours, des déportés morts étaient ramenés, traînés par les pieds, par leurs camarades. Des témoins racontent également des cas de traitement abominable des malades. Un jour, les SS firent irruption dans le Revier et chassèrent à coup de cravache tout ceux qui pouvaient bouger, pour les renvoyer au travail. Un convoi de malades fut rapatrié sur Buchenwald dans des wagons à bestiaux, hommes encore valides et moribonds, bientôt des cadavres, entassés ensemble pendant plus de deux jours. Il arrivait aussi que les déportés en exemption de travail (« Schônung ») soient rassemblés nus dans un bloc sans feu, au vent, à même le sol, ne touchant que la moitié de la ration. A certains moments, le crématoire ne suffisant plus, on brûla les morts sur des bûchers.

(in Le Livre Mémorial de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos)

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