Le kommando de RÖMHILD

Autres appellations : GROSS-GLEICHBERG

Localisation : à 110 km au sud/sud-est de BUCHENWALD

Ouverture : devenu kommando de BUCHENWALD en 1942

Évacuation : Fin Mars 1945 vers FLOSSENBURG

Effectifs : de l’ordre de 600

Activités : carrières de basalte de GROSS-GLEICHBERG

Dès 1934, pour la poursuite des travaux publics, en particulier des autoroutes, destinés à la préparation de la guerre, les carrières de basalte de Gross-Gleichberg présentaient une grande importance. A la suite de l’enrôlement de beaucoup d’ouvriers pour la guerre, on eut d’abord recours, sous l’impulsion du maire de Römhild, Alfred Schmidt, nazi convaincu, à l’installation d’un camp de prisonniers de guerre français, de 1940 à Novembre 1941. En 1942, le camp, dit de « travail et de rééducation », fut rattaché à Buchenwald, et apparemment de nombreux travailleurs forcés y travaillèrent. Les conditions de vie et de travail étaient décrites comme extrêmement dures (installations sommaires, coups, sévices, appels), et la mortalité très importante. Au cours de la marche d’évacuation, où périrent de nombreux détenus, 70 d’entre eux furent emmurés vivants dans une grotte que les SS dynamitèrent.

(in Le Livre Mémorial de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos)

Un commentaire sur “Le kommando de RÖMHILD

  1. Mon père Marcel Chevallier ( né en 1925 et décédé en 1993) déporté du travail STO, ouvrier à l’usine Haenel de Suhl et logé au camp de Frohlicher Mann cette même ville, fit un séjour  » forcé » de quelques semaines au camp de Romhild pendant pendant un hiver (43/44 ou 44/45 ?), ceci pour avoir frappé un vétéran allemand de 14/18 . Il nous parla souvent des mains gelées par le froid à pousser les charriots de la carrière.

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