Né le 3 mars 1921, à Béziers dans le département de l’Hérault, admis grâce à une bourse communale au lycée Henri IV à Béziers, il obtient en 1938 la deuxième partie du baccalauréat. Un temps instituteur à Olonzac (34), puis à Sérignan (34), il reprend ses études universitaires, en 1941. En novembre 1941, il est appelé aux Chantiers de Jeunesses au Vigan (30), puis à Montpellier (34). Pour échapper au STO (Service du travail obligatoire), avec un de ses amis, il rejoint la Résistance au sein de l’AS (l’Armée Secrète) dans le Massif Central, il y devient Bob. Le 21 décembre, au lieu-dit Roure, il est arrêté par une unité de la Wehrmacht avec la moitié de son groupe, incarcéré à la prison du 92e RI à Clermont-Ferrand (63). Il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 23857. Déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 24 janvier 1944, il y reçoit le matricule 41599. Il effectue sa période de quarantaine au Block 57 du Petit camp. Le 1er avril 1944, il est transféré au Kommando de Dora, puis le 12 avril au Kommando d’Harzungen où il est affecté dans un premier temps à la construction d’une voie ferrée étroite entre le camp au chantier, puis au creusement des 27 tunnels dans la butte du Sattelkopf. Le 4 avril 1945, le Kommando est évacué en wagons découverts jusqu’à la gare de Celle, qu’il atteint le 10 avril; puis, à marche forcée, il rejoint le camp des casernes de Bergen-Belsen pour y être libéré par l’armée britannique le 15 avril 1945.
De retour en France, Robert reprend ses études universitaires ; licencié en histoire et géographie, il devient professeur au collège de Mirande. Membre de la FNDIRP dont il avait assisté au congrès fondateur en octobre 1945, il fait partie du comité directeur de l’Association des Anciens Combattants de la Résistance de son département.
Robert ALART est décède le 23 janvier 2019 à Prades dans le département des Pyrénées-Orientales. Il est Chevalier de la Légion d’honneur.