Triangles Rouges à Buchenwald

Triangles Rouges à Buchenwald

Film d’Anice Clément
avec le soutien de l’Association française Buchenwald Dora et Kommandos
Un film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald.
Avec les témoignages de Floréal Barrier, Aron Bulwa, Bertrand Herz,
Jacques Moalic, François Perrot, Raymond Renaud, Gaston Viens.


OBJECTIF DE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF  :

Jusqu’à présent nous ne disposions que de témoignages individuels épars et peu de témoignages filmés. Ce projet a pour but de réaliser une œuvre pionnière, un documentaire synthétisant de manière construite de multiples témoignages sur la résistance des Français dans le camp de Buchenwald.

Cette campagne est organisée par l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos pour supporter le travail de réalisation d’Anice Clément.

Les tournages et les interviews ont été réalisés en intégralité entre Janvier 2014 et Septembre 2016.

Les fonds récoltés serviront à financer le travail de post-production  qui comprend le montage, la création d’infographies et de « motion design » sur les bases de documents d’archives, les titrages, le mixage audio, l’étalonnage et la colorimétrie.

COMMENT PARTICIPER :  

Cliquer sur le lien suivant et laissez-vous guider :

https://www.helloasso.com/associations/association-francaise-buchenwald-dora-et-kommandos/collectes/triangles-rouges-a-buchenwald

POUR PLUS D’INFORMATIONS :  

Contacter l’association au 01 43 62 62 04 ou par mail contact@buchenwald-dora.fr

Buchenwald et ses grandes figures 1937-1945, mercredi 20 septembre 2017

80ème anniversaire de l’ouverture du camp de Buchenwald, sous le patronage de la maire de Paris

Mercredi 20 septembre 2017, dans l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris, a eu lieu une journée organisée conjointement par Ciné-Histoire et l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos sur le thème : « Buchenwald et ses grandes figures. 1937-2017 ».

A la suite d’une présentation de cette journée par Olivier Lalieu, président de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos et Nicole Dorra, présidente de Ciné-Histoire, le film du Mémorial de Buchenwald KZ Buchenwald/post Weimar a été projeté.

Agnès Triebel, vice-présidente de l’AFBDK et secrétaire générale du Comité International Buchenwald Dora, a présenté la biographie et des extraits de films de quelques grandes figures engagées : Marcel Paul, ministre, Boris Taslitzky, artiste et Christian Pineau, homme politique. Catherine Breton, présidente de l’AFMD 75 a présenté la biographie et le film sur Alfred Balachowsky, scientifique qu’elle a bien connu.

En fin de matinée un montage de 30 minutes du film d’Anice Clément Triangles rouges à Buchenwald a été projeté au public. Nous retrouvons dans ce film de grande qualité les témoignages de Floréal Barrier, Raymond Renaud, Jacques Moalic, François Perrot, Gaston Viens, Bertrand Herz, notre association va lancer un financement participatif pour le montage définitif de ce film inédit.

Madame Catherine Vieu Charier, Adjointe à la Mairie de Paris, chargée de toutes les questions relatives à la mémoire, au monde combattant et chargée des fonctions de Correspondant Défense, est venue saluer chaleureusement l’assistance.

L’après- midi, le public a découvert un extrait du film Les enfants de Buchenwald, en présence de Katy Hazan, historienne de l’O.S.E. (Œuvre de Secours aux Enfants).

Puis une rencontre avec les rescapés Jacques Bloch, Armand Bulwa, Elie Buzyn, Bertrand Herz, Jacques Moalic, David Perlmütter, Raymond Renaud a été animée par Vladimir Vasak, grand reporter à Arte. A noter que Guy Jarry et Adolf Kuchler rescapé de Buchenwald étaient également présents dans la salle.

Ont suivi des réflexions sur l’humanisme né de la déportation à travers des interviews d’Elie Wiesel, David Rousset et Jorge Semprun.

Près de 200 personnes ont assisté à cette journée très riche et réussie.

Des extraits vidéo de cette manifestation seront bientôt disponibles sur le site de l’association.

Découvrez le N° 365 du Serment

Le Serment, N° 365 Juin, Juillet, Août 2017

SOMMAIRE

Littérature p.2
Éditorial p.3
Actualités p.4
– Une convention pour l’histoire
– Des interventions pour les scolaires
– Blois 2017
– Des conférences et rencontres
– Des colloques et journées
– 1937-2017 : 80e anniversaire de la création du camp de Buchenwald
– Les procès des tortionnaires nazis
– Hiroschima
Commémorations p.8
– 72e anniversaire de la libération de Buchenwald
Retour sur le Voyage 2017 p.10
Dossier CNRD 2016/2017 p.11
– Le travail des élèves du collège Joliot-Curie de Stains (3e partie)
Biographie p.13
– Lucien Angelard
Repas fraternel 2017 p.15
Dons p.16
Dans nos familles p.17
Dans nos archives p.18
– À la recherche de Cymerman
Lectures p.18

Journée « Buchenwald et ses grandes figures »

Mercredi 20 septembre 2017 à l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris

De droite à gauche : Bruno Bettelheim, Robert Desnos, Jorge Semprun, Elie Wiesel, et Marcel Paul

80 ans après l’ouverture du camp de Buchenwald, L’association organise avec Ciné Histoire, une journée de projections d’extraits de films sur les grandes figures de Buchenwald : Jorge Semprun, Imre Kertesz mais aussi Floréal Barrier et Gaston Viens, Marcel Paul et Boris Taslitzky. Nombreuses images inédites et en avant première. Débats avec des témoins.

Programme du matin

09h00 : Accueil et présentation de la journée : Olivier Lalieu, Président de l’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos et Nicole Dorra, Présidente de Ciné Histoire

09h30 : Projection du film KZ Buchenwald / post Weimar de Margit Eschenbach

10h05 : Quelques grandes figures engagées, à travers des extraits de films : Marcel Paul , Alfred Balachowsky, Boris Taslitzky (extrait de L’atelier de Boris de Christophe Cognet), Christian Pineau. Animé par Dominique Durand, président du Comité international Buchenwald-Dora

11h10 : Extrait du film inédit Triangles rouges à Buchenwald  d’Anice Clément

11h30 : Echanges avec la salle

Programme de l’après-midi

14h00 :  Extrait du film Les enfants de Buchenwald de Bernard Martino. En présence de Katy Hazan, historienne de l’OSE

15h00 : Rencontre avec les rescapés : Elie Buzyn, Bertrand Herz, Jacques Moalic et David Perlmutter. Animée par Vladimir Vasak, grand reporter à Arte

16h00 : Réflexions sur l’humanisme né de la déportation, à travers des extraits de films : Elie Wiesel, David Rousset, Jorge Semprun

16h45 : Echanges avec la salle

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME

TÉLÉCHARGER L’INVITATION

Auditorium de l’Hôtel de Ville
5, rue Lobau  75004 PARIS
Métro : lignes 1 et 11, station « Hôtel de Ville »
Bus : n° 58, 69, 70, 72, 74
RER A, B, C, D, station « Châtelet-les-Halles

Réservation indispensable
Par courriel : cinehistoire2@gmail.com
Par courrier : Association Ciné Histoire
8 rue Dupleix, 75015 PARIS

Prévoir pièces d’identité

 

Mise en ligne du N°364 du Serment

Le Serment, N°364 Mars, Avril et Mai 2017

SERMENT_364

 SOMMAIRE

Littérature p.2
Editorial p.3
Actualités p.4
Commémorations p.8
– L’association et la journée du 27 janvier 2017
– La condamnation unanime de l’attitude de l’AfD
– La déclaration des comités internationaux
– Günter Pappenheim, Commandeur de la Légion d’honneur
Dossier CNRD 2016/2017 p.11
– Le travail des élèves du collège Joliot-Curie de Stains
– Lise London et le collège Armand Lanoux de Champs-sur-Marne
– Hubert Anesetti au lycée Jean-Jacques Henner d’Altkirch
Voyage 2017 p.14
Dons p.14
Dans nos familles p.16
Vie de l’Association p.18 

 

11 avril 2017, discours d’Olivier Lalieu, Président de l’association, au Père Lachaise

Photo de Michel Guilbert

Chers amis,

C’est toujours avec une grande émotion que nous nous retrouvons pour commémorer ensemble l’anniversaire de la libération du camp de Buchenwald et de ses kommandos, le 11 avril 1945.

Je veux en premier lieu vous remercier toutes et tous, très chaleureusement, pour votre présence devant notre monument du Père Lachaise à Paris.

Notre présence, c’est avant tout une fidélité au souvenir de nos parents, de nos proches, de ceux dont nous nous sentons les dépositaires et les héritiers. Nous voulons continuer à honorer collectivement leur mémoire, à commencer par celle des détenus morts en déportation. C’est aussi le sens de notre engagement au sein de l’Association française Buchenwald, Dora et kommandos.

Notre présence aujourd’hui marque également notre attachement à l’histoire dont ces hommes et ces femmes furent à la fois les victimes et les acteurs durant la Seconde Guerre mondiale, dans la Résistance et la Déportation, même si leur vie ne se résume pas seulement à cela bien sûr.

En ce 11 avril 2017, nous voulons nous souvenir de cette journée du 11 avril 1945 où l’héroïsme se mêle à la tragédie, comme souvent dans la noirceur des camps nazis.

Depuis des mois, la situation dans le camp central n’avait cessé de se détériorer. La surpopulation, l’alimentation et l’hygiène défaillante, la mortalité exponentielle frappaient durement les corps et les esprits. La situation devient chaotique comme rarement.

Détenus comme SS le savent. Le front se rapproche. Des avions survolent le camp, le bruit de la canonnade se renforce. Mais avec l’espoir renaissant arrive la crainte de l’extermination de la population du camp.

Le 3 avril les appels sont désormais supprimés et les kommandos ne fonctionnent plus. Progressivement, les détenus de certains camps annexes sont regroupés à Buchenwald. Ainsi, à partir du 4 avril, 9 000 détenus d’Ohrdruf arrivent. Ils laissent derrière eux des dizaines de camarades massacrés.

Le 5 avril, l’évacuation du camp de Buchenwald est ordonnée. Les détenus sont principalement envoyés vers Dachau et Flossenbürg, les nazis voulant déplacer cette main d’œuvre pour poursuivre la guerre jusqu’au bout. Ce sont majoritairement les détenus du Petit camp qui vont former ces colonnes vers l’inconnu.

Grâce à l’action de la résistance clandestine, près de 21 000 détenus, dont quelques 3 000 Français, soit environ la moitié des effectifs initiaux, ont pu être maintenus sur place.

Photo de Michel Guilbert

Le mercredi 11 avril, l’évacuation est stoppée.

À 10 h 15, l’alarme d’attaque aérienne retentit ; à 11 heures 15, l’alarme d’attaque terrestre ; à 12 heures 10, les SS quittent l’enceinte du camp. Seules demeurent des sentinelles dans les miradors. Le comité international clandestin se trouve alors en pleine discussion, sans avoir tranché sur l’opportunité de lancer un mouvement insurrectionnel que les dirigeants du Comité des intérêts français, autour de Frédéric-Henri Manhès et de Marcel Paul, appellent tant de leurs vœux mais que la direction allemande refuse d’engager. Comme Pierre Durand le rappelle : « Nous étions partisans d’une action offensive, pensant qu’en restant dans le camp on avait de fortes chances de se faire tous liquider, et les Allemands eux pensaient qu’il fallait attendre que le danger devienne vraiment imminent pour qu’on se défende en surprenant les SS. Finalement, les choses se sont passées dans des conditions un peu différentes parce-que les troupes américaines ont avancé rapidement, mais il est apparu, étant donné ce que les choses étaient devenues que c’était les Allemands qui avaient eu raison. »

Selon Simon Lagunas, un Lagerschutz commandant la compagnie de choc de la BFAL, les cadres de la Brigade française récupèrent à 13.00 les armes cachées depuis plusieurs mois et les gardent dans l’attente d’un ordre du Comité international. À 14 heures, la décision de lancer l’insurrection est finalement prise. Commence alors la distribution des armes : 127 fusils, 2 fusils-mitrailleurs et des caisses de grenades.

L’assaut mené par cette fraction organisée des détenus, dont beaucoup de communistes, certes minoritaire mais néanmoins bien réelle, peut débuter.

« Ce fut une minute émouvante et pathétique », se souvient le commandant de la Garde républicaine Louis Artous, qui dirige l’un des deux bataillons de la BFAL, avant de poursuivre : « L’effet de surprise fut complet. Devant cette révolte organisée, armée et inattendue, nos gardiens, qui, de leurs postes élevés, non seulement entendaient mais apercevaient les chars américains qui commençaient à gravir la colline n’insistèrent pas ; ils s’enfuirent individuellement ». Marcel Paul le confirme : « Le dispositif s’est mis en route et les Allemands on été pris de panique, ont quitté les miradors, ça été chez eux la déroute absolue. »

Le colonel Artous le souligne : « Vers 16 heures, nous eûmes l’honneur de recevoir nous-mêmes, à la porte du camp, les premiers blindés américains. Ces magnifiques soldats de l’armée Patton avaient réalisé ce jour-là une avancée formidable qui, indiscutablement, sauva la vie à plus de 20 000 détenus. »

Le journal de marche de la IVe division blindée américaine mentionne ainsi en date du 11 avril : « Des groupes spéciaux d’assaut avaient été organisés pour vaincre les gardiens. Avant notre arrivée, les postes de garde ont été pris et 125 SS ont été capturés et sont toujours prisonniers du camp. La direction du camp est entre les mains d’un comité bien organisé composé de toutes les nationalités représentées. »

Des formations de détenus armés se lancent alors à la poursuite des SS dans les environs et établissent un périmètre de sécurité de deux kilomètres autour du camp. Plus de deux cents anciens gardiens seront ainsi livrés aux troupes américaines.

Oui, l’histoire du 11 avril 1945, l’histoire de la Résistance clandestine à Buchenwald et dans ses kommandos, constituent une page glorieuse de la Déportation qui doit être honorée, qui doit rappelée, qui doit être enseignée. Roger Arnould, déporté résistant à Buchenwald et qui fit œuvre d’historien, avait raison de dire qu’il s’agit, je le cite, « d’un héritage légué, montrant comment dans la pire adversité il ne faut jamais désespérer, même quand tout semble perdu ou dépendre uniquement d’un heureux hasard. Va-t-on l’oublier ou l’apprécier ? Les survivants, ceux qui y ont cru, ne souhaitent rien d’autre que la reconnaissance de leur capacité à résister, face aux SS et au nazisme en leur œuvre d’anéantissement de la dignité humaine. »

Photo de Michel Guilbert

Plus que jamais, le sens de ces propos doit nous alerter et nous mobiliser face au présent et à l’avenir. Il n’y a pas de fatalité dans l’oubli ou la transgression des hautes valeurs morales dont la Résistance et la Déportation ont été les incubateurs. Ne cédons rien à la fatalité ou à la résignation. Agissons.

Ne cédons rien au racisme, à l’antisémitisme, à la xénophobie, au totalitarisme. L’histoire de Buchenwald s’est construite sur ces perversions de l’esprit humain, opposons leur notre absolue détermination à faire vivre et à défendre à chaque instant la devise de notre si chère République « Liberté, Egalité, Fraternité ».

A sa manière, et dans un autre contexte, le résistant Eugène Thomas, membre du bureau du Comité des intérêts français, nous y invite dans un texte écrit le 22 janvier 1945 à Buchenwald : « Et oui ! Ici, on est trop souvent mesquin, veule, lâche… On a peur… Alors, un seul principe, une seule règle : ne rien voir, ne rien dire, fermer les yeux, fermer la bouche, ne pas s’indigner devant un spectacle indigne, ne plus bondir devant l’injustice, bref se faire mouton docile dans le troupeau servile.

Certes, tout cela est triste, décevant. Mais nous devons cependant nous dire que le pauvre tableau de dégradation humaine que nous avons sous les yeux est le fruit normal de l’atmosphère même du camp : terreur, délation, mouchardage, manœuvres souterraines, la dictature plus ou moins secrète. Aussi je crois et j’espère ardemment que tout homme digne de ce nom aura ici senti grandir en lui l’Amour de la liberté ! (…)

Tolérance et liberté pour tous, oui… Discussions vive, ardente, passionnée même, oui… Mais la dictature qui fait les lâches, la pression, le joug, la prétendue vérité imposée par une secte, jamais. »

Face aux enjeux du XXIe siècle naissant, de ces enjeux qui sont devant nous et autour de nous, puisons dans la force et l’intelligence des insurgés de Buchenwald des raisons d’espérer et de lutter, sans rien trahir de leur héritage.

Je vous remercie.

Photo de Michel Guilbert

 

72ème anniversaire de la libération des camps de Buchenwald et de Dora

Le Mardi 11 Avril 2017

Discours et Fleurissement du Monument de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos au Père Lachaise à 15H30

Rendez-vous à 15h15 devant l’entrée de la rue des Rondeaux – côté Place Gambetta

Ravivage de la Flamme – Arc de Triomphe à 18H30
En présence de l’orchestre d’harmonie et de la batterie-fanfare des

Gardiens de la Paix de la Préfecture de Police de Paris

Rendez-vous à 17H30 sur les Champs-Elysées (en haut de l’avenue des Champs-Elysées côté avenue Friedland devant l’escalier d’accès au musoir)
 
Nous comptons sur votre présence nombreuse à ces cérémonies importantes pour la mémoire de Buchenwald.