Le voyage et l’arrivée au camp de Buchenwald

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Exposé à Dora, ce wagon a servi au transport des détenus.

Le voyage pour arriver à Buchenwald est pour tous les déportés une épreuve effroyable.

Les prisonniers arrivent après des heures, voire des jours de souffrance, entassés dans des wagons à bestiaux, sans eau, sans air, sans hygiène en gare de Weimar.

Certains périssent au cours du transport, d’autres deviennent fous, ne résistant pas à de telles conditions de proximité, de saleté, de température, de brutalité.

Arrivés à destination, un autre défi attend les déportés à Buchenwald.

Sous les hurlements et les coups des SS, les aboiements et morsures des chiens, qu’ils comprennent l’allemand ou non, ils doivent descendre du train et se ranger par cinq, mains en l’air, s’entasser dans des camions qui les conduisent vers leur nouvel enfer, ou faire au pas de course, les six à sept kilomètres qui séparent Weimar du camp.

Après avoir franchi le portail qui annonce la devise du camp  » à chacun son dû  » (Jedem das Seine), des sous-officiers SS se jettent sur les détenus, leur lancent des pierres, de l’eau glacée.

Dessin de Pierre Mania : "Dans les wagons"
Dessin de Pierre Mania : « Dans les wagons »

Le chef du camp arrive alors, hurle les règles de Buchenwald et les instructions, c’est-à-dire la promesse faite à chaque déporté de ne jamais sortir vivant du camp s’il y a désobéissance, et l’ordre de travailler jusqu’à épuisement si l’on veut échapper à la mort par torture, faim, privations en tout genre, pendaisons etc.

Après cette première mise en condition, les déportés passent par la douche, la désinfection et la tonte du corps entier.
Puis ils remettent leurs dernières affaires personnelles, et reçoivent en échange les guenilles de camp, une paire de galoches en bois et un numéro de matricule.

Dans les camps de concentration, on n’est plus personne : seulement un numéro (à apprendre par cœur et sur l’heure en allemand) . Ainsi passe-t-on en quelques heures de l’état civil et civilisé à celui de gueux et d’esclave anonyme du régime nazi.

Dessin d'Auguste Favier : "Arrivée à Buchenwald. Débarquement sous les projecteurs, sans chaussures et souvent sans vêtements , dans la neige par -25° de froid"
Dessin d’Auguste Favier :
« Arrivée à Buchenwald. Débarquement sous les projecteurs, sans chaussures et souvent sans vêtements , dans la neige par -25° de froid »
La gare, terminus de Buchenwald
La gare, terminus de Buchenwald
Dessin d'Auguste Favier : "La tonte de tout le système capillaire au moyen de tondeuses électriques"
Dessin d’Auguste Favier :
« La tonte de tout le système capillaire au moyen de tondeuses électriques »
Photographie de la gare de Buchenwald ©AFBDK
Photographie de la gare de Buchenwald ©AFBDK

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