Les marches de la mort et les derniers mois de Buchenwald (janvier-avril 1945)

Dessin d'Auguste Favier. "Arrivée d'un kommando replié sur Buchenwald. Des centaines de malheureux mouraient sur les wagons découverts par -20° et plus de froid, et ensuite sur le chemin de la gare au camp"
Dessin d’Auguste Favier. « Arrivée d’un kommando replié sur Buchenwald. Des centaines de malheureux mouraient sur les wagons découverts par -20° et plus de froid, et ensuite sur le chemin de la gare au camp »

L’Allemagne est prise en tenaille entre les troupes de libération américaines et soviétiques qui avancent par l’Ouest et l’Est.

Les nazis ont pour ordre de ne laisser aucune trace de leurs crimes abominables et évacuent les camps d’Europe de l’Est, dynamitant tout ce qu’ils peuvent, abandonnant à leur sort les déportés les plus malades et jetant les autres dans les souffrances inimaginables de marches forcenées qui doivent les conduire vers le centre et le sud de l’Allemagne, vers Buchenwald, Dachau, Bergen-Belsen.

En novembre 1944, les crématoires d’Auschwitz sont démantelés, le 18 janvier 1945, 50.000 hommes, femmes et enfants sont jetés sur les routes, le 27 janvier les Soviétiques libèrent le camp.

Au bord des routes, les déportés les plus faibles sont abattus d’une balle. Les conditions d’évacuation sont inhumaines et tragiques.

L’évacuation d’une partie des kommandos de Dora se termine par le brasier de la grange de Gardelegen. 1016 déportés périront, brûlés vifs dans la grange aspergée d’essence par l’escorte nazie qui les y avait enfermés pour la nuit. Cela se passe le vendredi 13 avril 1945.
Les Américains sont tellement horrifiés par ce spectacle qu’ils forcent la population de Gardelegen à défiler devant les cadavres.
La Jeunesse hitlérienne doit creuser 1016 tombes et les femmes de la ville apporter des draps comme linceuls.

Gardelegen
Gardelegen

Sous le feu des bombardements alliés, sans rien à boire ni à manger, encadrés par les SS et leurs chiens, des milliers de fantômes d’hommes, de femmes, et d’enfants, de toutes nationalités, juifs, non-juifs, tziganes affluent entre le mois de janvier et le mois d’avril 1945 à Buchenwald. Ils sont répartis entre le grand camp, le petit camp et les kommandos.

La surpopulation qui règne rend les conditions de survie ingérables. La mortalité est effroyable.

Les déportés responsables du réseau de résistance et du comité militaire savent qu’en cas de défaite, l’ensemble du camp sera liquidé.

Ordre avait été donné par les plus hautes instances nazies de bombarder Buchenwald. La base aérienne allemande la plus proche n’a plus de bombardiers. Ordre est alors donné d’anéantir le camp et ses occupants par lance-flammes. Le temps presse, les décisions à prendre sont lourdes.

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