Né le 15 septembre 1922 à Mehun-sur-Yèvre dans le département du Cher, il est apprenti typographe. Très tôt, il rejoint la Résistance au sein du réseau CND (Confrérie Notre-Dame), il est chargé de la réalisation de faux tampons pour les pièces d’identité et fait également du renseignements pour le BCRA (Bureau central de renseignements et d’actions). Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il quitte son domicile et s’installe à Paris. En mai 1943 il rejoint le réseau Turma-Vengeance pour lequel il assure la liaison entre Vierzon et Paris. Il est arrêté le 23 juillet 1943 à Paris par la Gestapo, interrogé rue des Saussaies, puis incarcéré à la prison de Fresnes (94). Il est interné le 16 novembre au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 20799. Déporté le convoi du 16 décembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 38491. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp. Le 12 janvier 1944, il est transféré au Kommando de Dora affecté au Kommando Bunnemann, puis au Kommando Heckbau. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. le 5 avril il est incorporé dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Ravensbrück qu’il atteint le 14 avril; il devient le matricule 14133. Le 26 avril c’est au tour de Ravensbruck d’être évacué. Il réussit lors de cette nouvelle Marche de la mort à s’évader. Il est libéré le 27 avril 1945 dans la région de Wesenberg à la rencontre de l’Armée Rouge, mais devra attendre encore un mois avant de retrouver la France.
Il a relaté son parcours dans un livre Pardonnez, N’oubliez jamais aux Éditions Amalthée.
Georges JOUANIN est Officier de la Légion d’honneur, il est décédé le 18 octobre 2017 à Cagnes-sur-Mer dans le département des Alpes-Maritimes.