
Né le 27 mars 1921 dans le X°arrondissement de Paris. Après une formation pour intégrer une troupe de music-hall et des cours de piano et de théâtre, il dit « avoir été tenté de connaître le monde » et se fait embaucher par l’occupant allemand. Le 12 décembre 1940, il signe un premier contrat, et part travailler à Pinneberg bei Hambourg dans le Land du Schleswig-Holstein pour l’entreprise Christian Oelting. Il se retrouve ensuite sur un chantier à Tegel puis à Tempelhof (aéroports de Berlin). Alors qu’il cherche à s’enfuir et à rejoindre la France, il quitte son activité sans autorisation et parvient à traverser l’Allemagne, mais il est interpellé et emprisonné à la prison de Fulda dans le land de Hesse. Il parvient à s’évader lors d’un transfert et arrive à Metz, alors annexée, où il est a nouveau interpellé. Il passe plusieurs semaines dans la prison de cette ville, puis est libéré. Plus tard, il gagne la Bretagne et s’installe à Vannes, réfractaire au STO (Service du travail obligatoire) et recherché par la Gestapo, il décide de passer la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en Afrique-du-Nord. Il est arrêté, le 5 janvier 1944, dans un train, lors d’un contrôle effectué par les Allemands. Incarcéré à la citadelle de Perpignan (66), il est interné le 18 janvier au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 44064. Il effectue sa période de quarantaine au Block 48 du Grand camp. Le 13 mars, il est transféré au Kommando de Dora où il intègre le Block 6 situé à l’intérieur du tunnel puis lorsque le camp extérieur sera construit au printemps le Block 115. Il sera affecté successivement au Kommando intérieur Transportkolonne ( chargement et déchargement de matériaux), puis au Kommando Askania (entreprise Askania-Werke fabrique d’armements) et enfin au Kommando Bauwerke (construction). Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 4 dans un convoi d’évacuation en direction du Bergen-Belsen. Il arrive le 9 au camp des casernes de Bergen-Belsen où il est libéré le 15 par les troupes britanniques. Il regagne la France le 30.
Daniel GUIDÉ est décédé le 26 février 1972 dans le XII° arrondissement de Paris.