Né le 20 septembre 1911 à La Charité dans le département de la Nièvre, il est infirmier. En 1937 il adhère au Parti communiste. Mobilisé le 18 septembre 1939 au sein de la Marine nationale à Boulogne-sur-Mer (62), il est démobilisé le 27 juillet 1940 à Toulon (83). À la fin d’avril 1943, par l’intermédiaire d’anciens camarades, il entre au Parti communiste clandestin. Il devient adjoint au commissaire politique régional de la banlieue Est de Paris, il prend le pseudonyme de Hove. Sa tâche principale consiste à proposer à des membres du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France) d’entrer dans les FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français). En mars 1944, lors d’un rendez-vous qu’il a avec un commissaire militaire interrégional, des inspecteurs de police font irruption, et tirent en leur direction, il riposte en tirant deux balles de 7,65 m/m et s’échappe. Le 7 juillet 1944 quatre policiers de la brigade spéciale n°2 qui surveillent son pavillon l’interpellent après une course poursuite. Incarcéré, il est déporté le 15 août 1944 du quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 77326. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 septembre il est transféré au Kommando de Dora, puis le 7 à celui d’Ellrich-Juliushütte. Le 3 mars 1945, jugé « inapte au travail » par les SS , il est envoyé avec 1602 malades à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars le convoi reformé avec 2251 malades est dirigé vers Bergen-Belsen.
Lucien ANGELARD, comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi, est porté disparu.