Né le 9 décembre 1905 dans le VI° arrondissement de Lyon dans le département du Rhône, il exerce le métier de fourreur.Dans les années 1930, il s’installe avec sa famille à Saint-Georges-des-Groseillers (61). Militant du Parti communiste, il est secrétaire de cellule et candidat aux élections dans la région de Flers (61). Dès août 1940, il rejoint la Résistance au sein du premier Groupe Franc qui est à l’origine de la formation du groupe F.T.PF (Francs-tireurs partisans français) de Flers. Il sert comme agent de liaison avec le groupe F.T.PF. de Tinchebray (61). En janvier 1941 il dérobe à Flers des fusils allemands. Entre juillet et septembre 1941, il s’implique dans les distributions massives de journaux clandestins et de tracts anti-allemands dans le triangle Flers-Tinchebray-Vassy (14). Le 13 septembre 1941, il est arrêté par des policiers français chez son employeur, à Flers. Gardé à vue au commissariat de Flers, il est laissé en liberté provisoire trois jours plus tard. Mais suite à la prise en charge de l’affaire par les autorités allemande, il est de nouveau arrêté le 18 octobre 1941, par la Feldgendarmerie de Flers. Incarcéré à la prison de Compiègne (60), puis transféré à celle d’Alençon (61). Le 25 octobre, il est emprisonné à Caen (14). Le 3 novembre, il comparaît devant un tribunal militaire allemand, où il est acquitté, mais il n’est pas remis en liberté car désigné comme otage par les autorités allemandes. Le 25 novembre, il est interné au camp de Royalieu, à Compiègne (matricule 2128). Déporté le 24 janvier 1943 à Sachsenhausen qu’il atteint le 25, il reçoit le matricule 59102 affecté au Kommando de Falkensee chargé de la fabrication de matériel ferroviaire, de chars de combat Tigre, d’obus et de pièces détachées d’armement pour les usines Demag, appartenant au groupe Hermann-Göring. Le 28 juillet 1944, il est transféré directement au Kommando d’Halberstadt qui dépend de Buchenwald et reçoit un nouveau matricule le 75192. Ce Kommando est chargé de la fabrication des Junkers 88 et Junkers 62. Le 22 février 1945, il est envoyé au Kommando de Langenstein en charge du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945. Il évite l’évacuation et est libéré sur place le 13 avril par les troupes américaines.
Joseph BACCO est décédé le 17 mars 1970 à Argenteuil dans le département du Val-d’Oise.