Né le 24 juillet 1899 dans le XIV° arrondissement de Paris, il est dresseur de chiens pour la police. Lors de la Première guerre, il est incorporé le 15 avril 1918 et démobilisé le 21 mars 1921. Mobilisé le 2 septembre 1939 affecté au 212° RR (Régiment régional), il est rendu à la vie civile le 9 août 1940. Il rejoint la Résistance et constitue parmi les membres affecté au chenil de la Sûreté Nationale de Lapalisse un groupe pour saboter l’organisation qui devait prendre part aux côtés de la Milice aux opérations d’offensive contre le maquis de Haute-Savoie. Il est arrêté, suite à une dénonciation le 14 mars 1944 à son domicile à Droiturier (03). Le 17 mars, il est interné au camp de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69680. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp. Le 14 septembre, il est transféré au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine une usine de fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué les 11 et 12 avril 1945. Il est libéré le 14 par les troupes américaines.
André BERGERON est décédé le 25 mars 1976 à Fleury-Mérogis dans le département de l’Essonne. Il est titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 39-45 avec palme.