Né le 31 janvier 1880 à Tartas dans le département des Landes, il est prêtre dans les diocèses d’Aire-sur-l’Adour et de Dax en 1904 puis de Mont-de-Marsan (40) et Fargues (33). Mobilisé le 2 août 1914 comme infirmier, il est nommé le 5 mai 1915 premier aumônier du 34° RI (régiment d’infanterie). Il est plusieurs fois blessé, en mai 1916 à Douaumont (55) et le 24 septembre 1918 à Vauxaillon (02). Il est Chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre 14-18 avec sept citations. En 1936 il est nommé chanoine et vicaire général de Dax. Il fonde la Jeunesse agricole catholique (JAC) et la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Dès 1941, son domicile à Dax, devient une étape pour ceux qui passent la ligne de démarcation. En mars 1942, il est chargé d’effectuer de la recherche de renseignements sur les troupes allemandes dans la région landaise. Le 1er août 1943, il rejoint le réseau Alliance en qualité d’agent de renseignements du secteur maritime de Bordeaux (33) sous le pseudo de Saint Père matricule N1500. Il constitue rapidement un réseau d’informateurs en recrutant des adhérents de la JAC et de la JOC et devient chef d’antenne. Il héberge des officiers évadés et des Juifs qui veulent gagner la zone libre ou l’Espagne. Il est arrêté le 18 décembre 1943, par la Gestapo, à son domicile, incarcéré à la prison de Bayonne (64), puis au fort du Hâ à Bordeaux (33). Le 16 janvier 1944 il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 19 où il reçoit le matricule 43732. Il effectue sa période de quarantaine au Block 61 du Petit camp. Le 3 mars, il est transféré à la prison d’Offenburg, puis au camp de Gaggenau dans le Land du Bade-Wurtemberg. Le 3 mai 1944, après étude de son dossier par le Reichskriegsgericht, il n’est pas jugé, mais classé Nacht und Nebel (NN) et remis, le 10 septembre 1944, à la disposition du Sicherheitsdienst, (SD). Le 29 novembre, on l’informe qu’il quitte le camp. Le 30 novembre, il est emmené avec le autres déportés du réseau Alliance dans une foret aux alentour.
Joseph BORDES y est sommairement abattu. Il est titulaire à titre posthume de la Médaille de la Résistance