Né le 21 mai 1920 à Ferrières-sur-Sichon dans le département de l’Allier, il est cordonnier. Du 10 mars au 10 octobre 1941, il est incorporé au Groupe N°4 aux Chantiers de jeunesses. En mars 1943, il est recensé pour le STO (Service du travail obligatoire). Réfractaire, il quitte son domicile et va se réfugier dans une ferme à Lusigny (03). Dénoncé, il est arrêté le 23 novembre par la Gestapo de Moulins (03), incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03 et interné le 18 novembre au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 24 où il reçoit le matricule 42619. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp, puis intègre le Block 56 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur Bahnhof Schöndorf Quade E12 (gare de déchargement de Schöndorf). Le 23 août il est transféré au Kommando de Blankenburg chargé d’agrandir des galeries existantes pour l’installation de machines-outils pour la production d’armement, mais également de construire des bâtiments pour des membres de la SS. Le Kommando est évacué le 6 avril 1945 à pied jusqu’à Magdebourg, puis en péniche sur l’Elbe en direction d’Hambourg. Le 12 il arrive à Lübeck. L’ensemble des survivants sont enfermés dans une grange. Le 30 avril des camions de la Croix-rouge suédoise les prennent en charge suite à des accords entre la SS et le Comte de Bernadotte. Il est rapatrié en France le 26 juin après un long séjour en Suède.
Laurent BROSSE est décédé le 22 mars 1995 à Vichy dans le département de l’Allier.