Né le 27 décembre 1921 à Dieppe dans le département de la Seine-Maritime, il est horticulteur. Dès 1940, il aide et participe à l’évasion de prisonniers nord-africains. En février 1943, il rejoint la Résistance au sein du FPJ (Front patriotique de la jeunesse) où il distribue des tracts et des journaux. En janvier 1944, sous le pseudonyme de Signora, il rejoint Libération-Nord, secteur de Dieppe. Comme chef de groupe, il perquisitionne des sièges d’organismes collaborateurs (RNP et LVF), procure des cartes d’alimentation aux clandestins, cache des parachutistes anglais et transporte des armes. Il fait aussi du renseignement en communiquant des plans d’installations portuaires à Dieppe et l’emplacement des batteries et blockhaus allemands. Il est arrêté le 26 juin 1944, suite à une dénonciation, à Dieppe par la Gestapo, interrogé à la Kommandantur de Dieppe, puis incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen. Le 11 août, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 47707. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78707. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 10 du Grand camp. Il est affecté le 6 septembre au Kommando de la Steinbruch (la carrière). Le 16 septembre il est transféré au Kommando de Witten-Annen chargé de fabriquer des pièces d’armement pour la firme AGW. Le Kommando est évacué dans la nuit du 28 mars 1945. Il est libéré le 1er avril 1945 vers la ville de Lippstadt par les troupes américaines.
Jacques BRUNET est décédé le 14 août 2015 à Dieppe dans le département de la Seine-Maritime.