Né le 21 novembre 1919 à Samognat dans le département de l’Ain. Il est arrêté par la Gestapo le 9 avril 1944 lors d’une rafle en représailles contre le Maquis de l’Ain, interrogé à Oyonnax, puis incarcéré à la prison de Montluc à Lyon (69) et le 17 avril interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 49988. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. En août il est envoyé au Kommando de Günzerode chargé du nivellement du terrain et à la pose des rails. Le Kommando se replie le 23 mars 1945 à Ellrich-Théâtre. Le 6 avril Ellrich-Théâtre est à son tour évacué en train. Le 10 avril le train est bloqué en gare de Miestre suite aux bombardements de la voie ferrés par l’aviation alliée. Le 11 avril, le convoi à pied prend la direction de Gardelegen. C’est au cours de cette Marche de la mort qu’il réussit à s’évader et à se réfugier dans un bois. Il est libéré le 17 avril par les troupes américaines.
Albert CAMET est décédé le 26 février 1998 à Samognat dans le département de l’Ain.