Né le 12 mars 1926 à Norrey-en-Bessin dans le département du Calvados, il est élève à l’Ecole des sous-officiers de Marine marchande à Caen (14). Il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance e la France), puis en 1942 le FPF (Front patriotique de la Jeunesse). Il distribue des tracts et des journaux clandestins, cache des armes et des réfractaires au STO (Service du travail obligatoire). Le 11 novembre 1942, il fleurit le monument aux morts à Bretteville-l’Orgueilleuse (14) C’est pour cet acte patriotique, en particulier, qu’il est arrêté par la police allemande, le 15 juin 1943, alors qu’il est en classe. Incarcéré à la prison de la Maladrerie de Caen, puis transféré le 23 septembre à celle de Fresnes (94) et le 7 octobre au fort de Romainville (93). Déporté le 25 novembre depuis la gare de l’Est à Paris au camp de Natzweiler-Struthof, il reçoit la matricule 6271. Le 15 juillet 1944, il est emprisonné la prison de Brieg, en Silésie pour être jugé par le Sondergericht de Breslau. Condamné au travail forcé, il est envoyé au camp Gross-Rosen, affecté à la construction de nouveaux baraquements en vue de l’agrandissement du camp. Le 8 février 1945 Gross-Rosen est évacué, il arrive le 11 au camp de Mittelbau-Dora, il reçoit un nouveau matricule le 111210, affecté au Kommando 55. Le 18 mars 1945, malade, il est envoyé au mouroir de la Boelcke-Kaserne à Nordhausen.
Jean-Pierre CATHERINE y décède le 22 mars 1945.