Né le 15 mai 1892 à Saint-Léon dans le département de l’Allier, il est buraliste à Montereau (77). Mobilisé le 1er août 1914 à l’Escadrille MF 2 à Verdun, il passe, en mai 1916, à l’Escadrille Farman puis en janvier 1918 il devient moniteur au groupe des Escadrilles. Il est démobilisé avec le grade d’adjudant le 29 août 1919. Il est titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 14-18. Membre des FTPF (Francs-tireurs partisans français) en qualité d’agent de liaison, il est arrêté le 25 juin 1943 à son domicile. Emprisonné successivement à la prison de Fontainebleau (77), à la centrale de Melun (77), à la prison de Fresnes (94) et au fort de Romainville (93), il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18 où il reçoit le matricule 21496. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp puis intègre le Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 15 février 1944 au Kommando Schuh-Altverwertung (réparation des chaussures), le 2 mai au Kommando Baukommando I (construction), le 11 mai au Kommando SS-Siedlung Kleinobringen (travaux à la caserne SS) et le 20 mai au Kommando Holzhof (collecte du bois de chauffage). Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril 1945. Il est incorporé, le 8 avril, dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Flossenbürg. Embarqués à 100 par wagon-tombereau, le convoi est débarqué en gare de Tachov. La colonne se rend à pied à Flossenbürg où elle arrive le 14 avril. Les déportés sont installés d’une manière précaire dans un bâtiment de l’usine Messerschmitt sans être immatriculés. Le camp de Flossenbürg est évacué, à son tour, les 19 et 20 avril 1945. De 14 à 15000 détenus, en 5 colonnes, partent à pied vers le Sud. Près de la moitié sont décimée durant cette marche. Il est libéré le 23 avril 1945 par les Américains dans la région de Cham.
Pierre CHABOT est décédé le 17 août 1978 à Montereau dans le département de la Seine-et-Marne.