Né le 19 août 1925 à Doué-la-Fontaine dans le département du Maine-et-Loire, il est étudiant. Son père, Victor, ancien combattant de la Première guerre mondiale, fonde dès 1940 le premier réseau de résistance angevin Honneur et Patrie et entre très vite en contact, avec les services de renseignements britanniques. Le 9 août 1943, au Café Dupont de la gare Saint-Lazare à Paris, alors qu’il accompagne son père, il est arrêté par la Gestapo. Son père alors qu’il venait de remettre des faux papiers d’identité à un agent du réseau Jade-Fitzroy retourné par la Gestapo, bien que blessé au genoux réussit à s’échapper. Antoine Chatenay est emmené dans les locaux de la rue Lauriston à Paris, il est incarcéré puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 28 octobre 1943 à Buchenwald qu’il atteint le 30 où il reçoit le matricule 31072. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp. Le 26 novembre il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945. Le départ se fait à pied sur une distance de 500 km pendant 23 jours. Au moins 600 détenus sur les 1100 dont 200 Français périrent épuisés ou abattus. Il est libéré le 4 mai 1945 par les troupes américaines aux environs de Schwerin.
Antoine CHATENAY est décédé le 1er janvier 2019 dans le XVII° arrondissement de Paris.