CHICAUD André KLB 69023

Né le 26 mars 1914 à Crozon-sur-Vauvre dans le département de l’Indre, il est tourneur sur métaux à la SAGEM (Société d’applications générales d’électricité et de mécanique) à Domérat (03). En 1936 il adhère à la CGT où il est secrétaire adjoint, puis en 1938 au Parti communiste. Il est arrêté en vertu d’un arrêté du préfet de l’Allier en date du 1er janvier 1941en application de la loi du 3 septembre 1940 visant les individus dangereux pour la défense nationale. Il est interné, le 30 janvier, au centre de séjour surveillé de Saint-Germain-les-Belles (87). Le 21 juin, il est envoyé pour être jugé devant le tribunal de Clermont-Ferrand (63) où il est condamné à trois ans de prison et vingt ans de privation de droits civiques pour distribution de tracts et propagande. Incarcéré à la prison de Mauzac (24) A sa libération, il est immédiatement interné au camp de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69023. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp. Le 22 août, il est transféré au Kommando de Weferlingen chargé d’aménager dans les galeries de mine de potasse l’installation d’une usine pour la production de moteurs pour avions et bateaux rapides. Le 21 novembre il est envoyé au Kommando d’Eschershausen chargé de travaux pour la société Stein une succursale de Volkswagen, travaux supervisés par l’organisation Todt. Il est libéré sur place le 12 avril par les troupes américaines.

André CHICAUD est décédé le 1er février 2000 à Désertines dans le département de l’Allier.