BOURDET Claude KLB 12580

BIOGRAPHIE

Né le 28 octobre 1909 dans le XVII° arrondissement de Paris, il est ingénieur en physique technique, puis devient journaliste. En juin 1936, il entre au cabinet du ministre SFIO de l’Économie nationale Charles Spinasse et reste au ministère jusqu’à la déclaration de guerre. Mobilisé en 1939, il sert comme lieutenant à l’État-major de l’Artillerie divisionnaire de la 57e DI. En juin 1940, il sert près de Villers-Cotterêts et fait retraite avec son unité, il est démobilisé en août. Dès 1940, il rentre en contact avec un des premiers réseaux de l’Intelligence Service, puis en janvier 1941 dans le Mouvement de Libération nationale. Il devint responsable départemental du MLN, participe au journal les Petites Ailes et est responsable du journal Vérités. Après la fusion de ce mouvement avec le groupe Liberté pour former Combat à l’automne 1941, il devient responsable départemental des Alpes-Maritimes. Il s’efforce de développer des activités de renseignement et de propagande. Au début 1942, il entre au comité directeur de Combat, dont il est l’un des six dirigeants, et le directeur du journal clandestin du même nom. Il est bientôt son numéro deux de fait, chargé de remplacer Henry Frenay à la tête de Combat le 17 février 1942, lorsque celui-ci se rend à Londres, adoptant les pseudonymes de Romain, d’Aubin ou de Lorrain. Installé à Lyon en juillet 1942, il entre dans la clandestinité, puis rejoint Paris et constitue des organismes essentiels de la Résistance pour Combat puis pour les MUR (Mouvements unis de la résistance). Il structure le Noyautage des administrations publiques (NAP) selon un plan départemental puis le super NAP. A la création du Conseil National de la Résistance en mai 1943, il en est membre, représentant Combat en l’absence d’Henry Frenay qu’il remplace à la tête du mouvement lorsque celui-ci part définitivement pour Londres puis pour Alger. Il est arrêté le 24 mars 1944 par la Gestapo, emprisonné à Fresnes (94), puis interné le 28 mai au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 juin à Neuengamme qu’il atteint le 7 (matricule non connu), puis trois semaines plus tard, il est transféré au camp de Sachsenhausen où il perçoit le matricule 84186, il est affecté au Kommando de Falkensee chargé de la fabrication d’obus, des chars « Tigre » et du matériel ferroviaire aux usines D.E.M.A.G du groupe industriel Hermann-Göring. Le 6 février 1945 il est transféré à Buchenwald où il perçoit un nouveau matricule le 12580. Il effectue sa période de quarantaine au Block 56 du Petit camp, puis intègre le Block 45 du Grand camp. Il est libéré le 11 avril 1945.

Claude BOURDET est décédé le 30 mars 1996 dans le XIV° arrondissement de Paris. Il est Commandeur de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec palme.

 

Paru dans le Serment N°247