Né le 16 avril 1921 à Amiens dans le département de la Somme, il est menuisier. Après l’armistice de juin 1940 il installe à son domicile une imprimerie clandestine et y cache le matériel d’impression. Il a également à son actif de nombreux sabotages et coups de mains. Repéré par la police et risquant d’être arrêté, il quitte Amiens pour Paris où il travaille comme ébéniste durant un mois dans le faubourg Saint-Antoine. N’ayant pas de papiers justifiant sa situation, il quitte la capitale pour se rapprocher de la ligne de démarcation et passer en zone sud. Alors qu’il cherche à rejoindre la France combattante via l’Espagne, il est arrêté par la Gestapo en 1943 chez un passeur dans le Massif central. Conduit à Paris, à la caserne de la Potinière, il est envoyé en Allemagne, à Ruckmarksdorf, près de Leipzig, au titre du STO (Service du travail obligatoire). Refusant de travailler pour les Allemands, il est renvoyé en France le 5 août 1943, incarcéré au fort de Hâ, près de Bordeaux (33), puis transféré à la prison de Fresnes (94). Déporté le 15 août 1944 du quai aux bestiaux de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20 où il reçoit le matricule 77328. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 septembre il est transféré au Kommando de Leipzig-Mansfeldt chargé de la fabrication de machines-outils pour la firme Mansfeldt. Le 11 octobre il est directement transféré au Kommando de Wansleben chargé de creuser dans une mine de sel de très grandes galeries pour y installer des machines-outils pour la fabrication de pièces d’avions Heinkel. L’évacuation à pied du Kommando a lieu le 12 avril 1945. Il est libéré le 14 par les troupes américaines.
André COZETTE est décédé le 21 février 2007 à Salouel dans le département de la Somme.