CURIS Louis KLB 44507

Né le 9 mars 1903 dans le I° arrondissement de Lyon dans le département du Rhône, il est ecclésiastique. Il entre en 1926 à Notre Dame des Dombes, abbaye située sur la commune du Plantay dans l’Ain, il devient le frère Bernard. Il est mobilisé en Septembre 1939 comme adjudant au 56e R I (Régiment d’infanterie), il sert en Alsace et sur la Ligne Maginot, puis il suit un stage d’aspirant à Fontenay Le Comte (85). En fin de stage, il est envoyé au dépôt à Bourg, puis c’est le repli devant l’avance allemande. En juillet 1940, il est démobilisé et rentre au monastère. De 1940 à 1942, Notre-Dame des Dombes située en zone libre, sert de dépôt d’armes et de munitions, suite à la retraite de la II° Armée française. L’abbaye soutient les Maquis environnants notamment en cachant Juifs, résistants et matériel militaire. Au début de 1943, beaucoup de membres de la Résistance sont obligés de se cacher ou de gagner le maquis. Un mois plus tard, en janvier 1943, dénoncée pour avoir caché des citernes d’essence, l’Abbaye est de nouveau envahie par les allemands. Ce second épisode marque la première arrestation du Prieur le Père Bernard. Il est relâché, après que le Préfet de l’Ain est restitué les cinq mille litres d’essence réclamés par l’armée Allemande. En 1943, le monastère est surveillé par les Allemands et en novembre 1943, la Gestapo arrête à Marlieux (01) plusieurs personnes, dont un des agents de liaison du Père Bernard. Le 8 décembre 1943 durant la messe pontificale, les agents de la Gestapo l’arrêtent et l’emmènent à Lyon (69) à l’École de santé, siège de la Gestapo. Il est incarcéré à la prison de Montluc à Lyon, puis en janvier 1944 interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 44507. Il effectue sa période de quarantaine au Block 48 au Grand camp. Le 13 mars, il est transféré au Kommando de Dora. Le 27 mars 1944 jugé «inapte» par les SS, il est incorporé dans un convoi de 1000 malades à destination du camp de Bergen-Belsen. Le 8 avril, il est blessé par une rafale tirée par un avion alliée passant au dessus du camp.

Louis CURIS décède de ses blessures le 11 avril 1944.