Né le 11 juillet 1895 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique, il est ouvrier agricole à Lévignac-de-Guyenne (47). La ferme où il travaille sert de dépôt d’armes pour la Résistance. Le 17 décembre 1943 la ferme est assiégée par une colonne allemande et la Gestapo, il est arrêté ainsi que l’ensemble des habitants de cette demeure. Incarcéré à la prison d’Agen (47) puis transféré à celle de Toulouse (31), il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 44987. Il effectue sa période de quarantaine au Block 57 du Petit camp. Le 13 mars il est transféré au Kommando de Wansleben chargé de creuser dans une mine de sel de très grandes salles pour l’installation de machines-outils pour la fabrication de pièces d’avions Heinkel. Le 5 juillet il est renvoyé à Buchenwald où il intègre le Block 10 du Grand camp. Il est affecté le 22 août au Kommando intérieur Bahnhof Nord Kol (travaux en gare de Weimar Nord) et le 27 août au Kommando Entwasserung (drainage). Le 5 septembre il est transféré au Kommando d’Hadmersleben chargé d’installer dans un premier temps dans des puits de mines une usine d’aviation, puis assurer la production de turbine d’avions de chasse. Il est affecté dans un premier temps à la production, puis le 21 novembre au creusement et le 11 janvier retour à la production. Le Kommando est évacué à pied le 10 avril 1945, quatre jours plus tard il est embarqué sur des péniches naviguant sur l’Elbe vers les Sudètes. Il est libéré le 6 mai.
Auguste EGRON est décédé le 16 juin 1974 à Aubie-et-Espessas dans le département de la Gironde.