Né le 20 août 1925 à Trouville-sur-Mer dans le département du Calvados, il est ouvrier serrurier-forgeron. Il rejoint la Résistance en juin 1943 où il participe à la collecte de renseignements, puis est engagé dans diverses actions de sabotage et de récupération de matériel militaire. Il est arrêté le 7 septembre 1943 à Trouville-sur-Mer suite à la tentative d’attentat manqué du 4 septembre contre le chef cantonal du RNP (Rassemblement national populaire), à Touques (14). Interrogé par la police française à Trouville-sur-Mer, pendant une semaine, puis transféré vers le quartier allemand de la Maison d’arrêt de Caen (14), puis de nouveau interrogé au siège de la Gestapo à Caen. Le 24 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 25839. Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29, il reçoit le matricule 44876. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 au Petit camp. Le 18 février, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le 26 décembre il est envoyé au Kommando de Westeregeln chargé de l’assemblage et la finition d’avions de chasse Heinkel dans des galeries à plusieurs niveaux jusqu’à 700 mètres de profondeur d’ une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 et après trente kilomètres les SS abandonnent la colonne.
Roger FERON est décédé le 31 décembre 1986 à Viriat dans le département de l’Ain.