Né le 6 avril 1921 à Roubaix dans le département du Nord. il s’oriente vers une vie religieuse en intégrant, en 1939, le noviciat des franciscains d’Amiens (80). Pendant la guerre, il suit les membres du couvent qui se replient en Bretagne et rejoignent ensuite le couvent d’études à Carrières-sous-Poissy (78), installé dans le château de Champfleury. En août 1943, alors qu’il finit le cycle des études de philosophie à Carrières-sous-Poissy, il est requis avec onze autres frères franciscains par le STO (Service du travail obligatoire) d’abord à la gare d’Achères (78) puis à la gare de Cologne en Allemagne. Le 14 septembre 1943, il se présente à la gare de l’Est où il doit troquer son habit religieux contre des vêtements civils. Arrivé en Allemagne, il est affecté au camp de la Reichsbahn situé à Köln-Nippes. Il est chargé de caler des trains de marchandise ou les décharger,ce qui permet à plusieurs reprises l’évasion de prisonniers de guerre. Il rejoint l’organisation clandestine d’Action catholique en Rhénanie. Il est arrêté par la Gestapo inculpé pour résistance sur le territoire du Reich, et emmené, le 13 juillet 1944, à la prison de Bauweiler où il est détenu pendant deux mois. Déporté le 17 septembre, depuis Cologne, à Buchenwald où il perçoit le matricule 81764. Il effectue sa période de quarantaine au Block 19 du Grand camp. Le 12 novembre il est transféré au Kommando de Langensalza chargé du montage de pièces d’avions Junkers pour la Firme Langen. Le Kommando est évacué début avril à Buchenwald. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué entre le 6 et le 10 avril 1945. Il est incorporé, le 7, dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Dachau qu’il atteint le 28. Il est libéré le 29 par les troupes américaines.
Jean-Pierre FOURMENTRAUX est décédé le 2 juillet 2007 à Clamart dans le département des Hauts-de-Seine.