Né le 19 mai 1910 à Pithiviers-le-Vieil dans le département du Loiret, il est chauffeur-mécanicien et vit à Ascoux (45). Membre du Parti communiste, il s’engage très rapidement dans les rangs du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France), puis des FTPF (Francs-tireurs partisans français). En mai 1942, il devient le chef pour le Cher. Peu après, il est responsable militaire interrégional pour les départements du Cher, du Loiret, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et de la Nièvre. Il est arrêté une première fois à Vendôme (41) à la suite d’un sabotage commis contre l’occupant, mais parvient à s’évader. Il part alors se mettre à l’abri dans le département de la Manche. Recherché, il est arrêté le 25 août 1943 à Cherbourg (50) sur mandat d’arrêt du parquet d’Orléans par la police judiciaire française. Incarcéré à la prison de la ville, puis le 29 août transféré à la prison d’Orléans (45) et le 8 octobre interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 26 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 28, il reçoit le matricule 30479. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 décembre, il est transféré au Kommando de Leipzig-Thekla chargé de la production d’avions Messerschmitt 109. Le Kommando est évacué le 13 avril 1945 lors d’une Marche de la mort de 27 jours jusqu’en Tchécoslovaquie. Il est libéré le 8 mai à Teplitz par les troupes soviétiques.
René GANDRILLE est décédé le 16 juin 1982 à Morigny-Champigny dans le département de l’Essonne.