Né le 11 février 1921 à Ormes dans le département du Loiret, il est cimentier-boiseur, puis couvreur et travaille à la base aérienne de Bricy (45). En 1941 il rentre dans la lutte clandestine, il distribue tracts et journaux clandestins. Le 17 avril 1941, la gendarmerie mène une enquête à la suite de distributions de tracts communistes. Le 19 avril, le Préfet du Loiret prend un arrêté d’internement administratif à son encontre. Le 21 avril 1941, il est arrêté chez ses parents par deux gendarmes, incarcéré à la prison d’Orléans (45), puis interné le 14 mai au camp de Choisel à Châteaubriant (44) où il reçoit le matricule 720. Le 7 avril 1942, il est envoyé au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 6 juillet, il est déporté à Auschwitz qu’il atteint le 8 il devient le matricule 46238, matricule qui lui sera tatoué sur l’avant-bras gauche quelques mois plus tard. Le 9 juillet, tous sont conduits à pied au camp de Birkenau, puis en fonction de leur profession certains retourne à Auschwitz 1, dont André Gaullier. Entre le 14 août et le 12 décembre 1943, il est placé en quarantaine au Block 11. Le 13 décembre, il est réaffecté à son Kommando. Le 28 août 1944, il est transféré au camp de Flossenbürg où il devient le matricule matricule 19891. Le 29 octobre il est transféré directement au Kommando de Wansleben qui dépend du camp de Buchenwald il reçoit le matricule 93417. Ce Kommando est chargé de creuser dans une mine de sel de grandes salles pour y installer une unité de fabrication de pièces d’avions Heinkel. Le Kommando est évacué à pied le 12 avril 1945 en direction de l’est. Il est libéré le 14 avril par les troupes américaines entre les villages de Quellendorf et de Hinsdorf. (Land de Saxe-Anhalt).
André GAULLIER est décédé le 1er septembre 1981 à Marsais dans le département de la Charente-Maritime.