Né le 17 décembre 1884 à La Londe dans le département de la Seine-Maritime, il est menuisier à Brionne (27). Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale ? il est affecté au 39e RI (Régiment d’infanterie). Il est grièvement blessé en 1916 en Lorraine, un éclat d’obus lui fracture le crâne, il doit être trépané. Il passe dès lors la fin de la guerre en service auxiliaire dans l’Eure et en région parisienne où il est affecté dans une entreprise. Lors de l’occupation, il reprend du service actif désormais mobilisé dans l’armée de l’ombre, il est un résistant isolé qui aide occasionnellement le FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France) dès 1940 en effectuant des missions de soin et hébergement pour des résistants, des liaisons, de la réparation de matériel. Il est arrêté le 10 juin 1944 à Brionne par la Feldgendarmerie locale, accusé d’avoir hébergé et caché des résistants. Il est incarcéré à la prison d’Évreux(27), puis transféré à la prison de Fresnes (94). Déporté le 15 août depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 77246. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 26 au Grand camp.
Charles GILLE y décède le 31 décembre 1944.