
Né le 12 septembre 1899 à Maisontiers dans le département des Deux-Sèvres, il est agriculteur à la ferme des Brûlots. Il a rejoint la Résistance au sein du réseau OCM (Organisation civile et militaire) du secteur de Parthenay (79) où il est chargé de la réception du matériel parachuté. Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943 à la Grande Prairie, le groupe réceptionne trois tonnes d’armes. Une faible partie des armes est transportée à Ripère (79) et le reste est acheminé à Saint-Loup-sur-Thouet (79) puis transporté à nouveau dans le clocher de l’église de Louin (79). Le samedi 7 août, dès l’arrestation du responsable OCM de Parthenay, le groupe de Maisontiers décide de changer les armes de place. Dans la nuit même ils sont transportés avec une carriole de la ferme des Brûlots au Bois de Dix-Heures, cachées sous des fagots de bois. Il est arrêté le 9 août, par la police allemande, sur les lieux de son travail et ramené à la ferme où il est violemment interrogé. Son supplice prend fin lorsqu’un des policiers resté à l’extérieur découvre des traces laissées par des roues de charrette se dirigeant vers le bois. C’est la trace de l’évacuation des armes de l’avant dernière nuit qui conduit directement au stock, sous le tas de bois. Incarcéré à la prison de La Pierre-Levée à Poitiers (86), il est interné le 15 janvier au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 24 où il reçoit le matricule 43279. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp. Le 24 février, il est transféré au camp de Flossenbürg où il perçoit un nouveau matricule le 6762. Le 5 mars, il est affecté au Kommando d’Hradistko (Hradischko) chargé de la création d’un immense champ de manœuvres pour les troupes SS dans la Bohème occupée. Le 10 octobre malade il est renvoyé au camp de Flossenbürg.
Marcel GRIMAULT y décède le 28 octobre 1944.