Né le 6 février 1892 à Caudebec-lès-Elbeuf dans le département de la Seine-Maritime, il est contremaître dans l’industrie textile elbeuvienne. Il est resté proche du Parti communiste, même après son interdiction. Il est arrêté le 28 mars 1940 par la police française. Le motif en est la détention de journaux interdits : un exemplaire du journal de la CGT et de L’Humanité. Il est incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76), le 8 mai 1940, il est jugé et condamné par le tribunal correctionnel de Rouen à deux ans de prison. Il est emprisonné successivement en juin à la à la maison d’arrêt de Beaulieu à Caen (14), le 6 octobre il retourne à la prison Bonne-Nouvelle, puis à la prison centrale de Poissy (78). Le 14 août 1942 bien que la durée de sa peine est dépassée de trois mois, il est livré à l’occupant qui l’interne au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19 où il reçoit le matricule 39538. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp, puis intègre le Block 60 également, au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur du Holzhof (collecte du bois de chauffage). Le 17 octobre il est transféré au Kommando d’Osterode-Petershütte chargé de travaux souterrains effectués par l’organisation Todt pour l’installation d’une usine pour le raffinage d’huiles minérales. Le 25 mars il est envoyé au camp de Mittelbau-Dora il perçoit un nouveau matricule le 102326. Deux jours plus tard, il est affecté à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen. Il est libéré sur place, le 11 avril par les troupes américaines.
Henri GUILBERT est décédé le 30 octobre 1984 à Elbeuf dans le département de la Seine-Maritime.