Né le 12 juillet 1925 à Ézy-sur-Eure dans le département de l’Eure, il est peintre en bâtiment et vit dans sa ville de naissance. Au printemps 1944, il est contraint, par les forces d’occupation, d’aller réparer les dégâts causés par les bombardements intensifs de l’aviation alliée au camp d’aviation de Saint-André-de-l’Eure, situé à une quinzaine de kilomètres de son domicile. Ne voulant pas rester sur un lieu de travail aussi dangereux, il s’échappe discrètement en espérant rejoindre un maquis accueillant les réfractaires. Il est arrêté le 6 avril 1944, et immédiatement incarcéré à la prison de Chartres (28) puis à celle d’Orléans (45). Il est interné le 14 avril au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 32337. Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14, il reçoit le matricule 52022. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV chargée de la construction de la ligne de chemin de fer entre Nordhausen et Kassel. En août, il est transféré au Kommando de Günzerode un chantier de la SS-Baubrigade IV chargé du nivellement du terrain et à la pose des rails. Le 9 mars 1945, il est envoyé au camp de Mittelbau-Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 4 dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Bergen-Belsen qu’il atteint le 9. Il est libéré le 15 avril par les troupes britanniques.
Jacques GUILLEMIN est décédé le 13 août 1978 à Dijon dans le département de la Côte d’Or.