HUMBERT Jean KLB 81195

Né le 29 mars 1923 dans le XVII°arrondissement de Paris, il est étudiant. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire) il refuse d’aller travailler en Allemagne. Il devient réfractaire et en octobre 1943, rejoint le Maquis de Torigni-sur-Vire (50) où il suit pendant deux mois l’entraînement et les cours de préparation militaire. En décembre, il regagne la capitale et devient agent de liaison au troisième bureau de l’OCM ( Organisation civile et militaire). Il assure le contact entre l’OCM et le réseau Centurie (branche émeraude). Il exécute plusieurs liaisons à Bordeaux, en région parisienne et dans le département du Nord, transporte des documents et des plans. Il est arrêté, incarcéré, puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 21 où il reçoit le matricule 81195. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 34 du Grand camp. Le 9 septembre il est affecté au Kommando intérieur Entwasserung (drainage). Le 13 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé de transformer en usine une ancienne mine de sel située à 460 mètres de profondeur. Le 24 octobre, il est envoyé au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine de sel une usine souterraine pour la construction de pièces d’avions Junkers.

Jean HUMBERT y décède le 24 février 1945. Il est à titre posthume Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec étoile de bronze.