JACGERT Raymond KLB 40699

Né le 6 mars 1924 à Barentin dans le département de la Seine-Maritime, il est menuisier domicilié à Pissy-Pôville (76). Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse d’aller travailler en Allemagne et rentre dans le clandestinité. Le 1er septembre 1943, il rejoint la Résistance au du BOA (Bureau des opérations aériennes) en qualité d’agent de renseignements et de liaisons au sein du réseau tout en continuant d’exercer le métier de menuisier. Il est arrêté, sous l’identité de René Durand, le 20 octobre 1943 par la Sipo-SD à Arignac (09) alors qu’il tente de passer la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres). Blessé grièvement lors de l’interpellation, il est incarcéré à la prison Saint-Michel à Toulouse (31), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 20180. Déporté, sous sa fausse identité, le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19, il reçoit le matricule 40699. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp, puis intègre le Block 61 également au Petit camp. Il est affecté le 3 mars au Kommando intérieur du Holzhof (collecte du bois de chauffage). Le 23 août il est transféré au Kommando de Blankenburg chargé d’agrandir des galeries existantes pour l’installation de machines-outils pour la production d’armement, mais également à construire des bâtiments pour des membres de la SS. Le Kommando est évacué le 6 avril 1945 à pied jusqu’à Magdebourg, puis en péniche sur l’Elbe en direction d’Hambourg. Le 12 il arrive à Lübeck. L’ensemble des survivants sont enfermés dans une grange. Le 30 avril des camions de la Croix-rouge suédoise les prennent en charge suite à des accords entre la SS et le Comte de Bernadotte. Il est rapatrié en France le 28 juin après un long séjour en Suède.

Raymond JACGERT est décédé le 6 novembre 2019 à Pissy-Pôville dans le département de la Seine-Maritime.