Né le 28 avril 1925 à Pontorson dans le département de la Manche, il est d’ouvrier dans une usine de chaussures et demeure dans sa ville de naissance. Il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France) et des FTPF (Francs-tireurs partisans français). En août 1943, il intègre le Maquis de La Hunaudaye à Plédéliac (22). le 28 septembre 1943, il est arrêté par la Feldgendarmerie à son domicile, suite à une dénonciation. Incarcéré à la prison de Saint-Malo (35), puis le 4 octobre il est transféré à la prison Jacques Cartier à Rennes (35). Le 15 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 24305. Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29, il reçoit le matricule 43751. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp. Le 25 mars, il est transféré au Kommando de Laura chargé d’installer dans des galeries d’une carrière d’ardoise une usine souterraine de production d’oxygène liquide pour les fusées V2 et d’essais de propulsion. Le 3 juin il est transféré au Kommando de Dora, puis le 1er novembre au Kommando d’Ellrich-Juliushütte chargé des travaux de la Mittelwerk. Le 3 mars 1945 « jugé inapte » par les SS, il est envoyé à la Boelcke Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars, il est incorporé dans un convoi ferroviaire de 2252 malades en direction du camp de Bergen-Belsen qu’il atteint le 7.
Jules JALOIN est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.