JEAN Guy KLB 38673

Né le 9 octobre 1925 à Saint-Georges-de-Didonne dans le département de la Charente-Maritime, il est chef ferrailleur domicilié à Sainte-Adresse (76). Il est requis pour le STO (Service du travail obligatoire) pour aller travail en Allemagne. Le 30 septembre, il quitte la gare du Havre pour se rendre au centre de recrutement de Rouen (76). Dans le train, des inscriptions sont inscrites à la craie : A bas Hitler, Vive De Gaulle ou d’autres inscriptions contre les troupes d’occupation et les collaborateurs. Arrivé en gare de Rouen, la police allemande arrête les occupants dont Guy Jean. Il est incarcéré au Palais de justice de cette ville, puis transféré à la prison Bonne-Nouvelle également à Rouen. Il est ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 20828. Déporté le 14 décembre à Buchenwald qu’il atteint le 16, il reçoit le matricule 38673. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp, puis intègre le Block 10 au Grand camp. Il est affecté le 31 janvier 1944 au Kommando intérieur Bahnbau Kiesgrube Erfurt (travaux en gare et à la gravière d’Erfurt), le 26 juillet, au Kommando intérieur Holzhof (collecte du bois de chauffage) et le 27 juillet au Kommando intérieur Strumpfstopher (raccommodage). Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril 1945. Il est incorporé dans l’une des colonnes d’évacuation en direction du camp de Flossenbürg. Il est libéré le 23 avril 1945 à Pösing dans l’arrondissement de la ville de Cham,

Guy JEAN est décédé le 2 décembre 1975 au Havre dans le département de la Seine-Maritime.