Né le 8 novembre 1888 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique, il est ajusteur-mécanicien à Puteaux (92). Il est arrêté le 9 janvier 1940 à son travail à Puteaux par la police française pour menées communistes et détention d’armes non déclarées. Lors de perquisition de son logement, la police trouve un pistolet 6 mm 35, des journaux et des brochures du Parti communiste. Il est incarcéré à la prison de La Santé à Paris et le 15 mars 1940, le 1er Tribunal Militaire de Paris le condamne à 3 ans de prison pour activité communiste. Il est ensuite emprisonné successivement : le 24 mars 1943 à la prison de Fresnes (94), puis le 4 avril à Poissy (78) et le 10 avril au fort de Romainville (93). Le 19 avril, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 20 avril il est déporté au camp de Mauthausen qu’il rejoint le 22 où il reçoit le matricule 28196. Le 21 mai il est transféré au camp de Buchenwald où il perçoit le matricule 8444 et intègre le Block 48 du Grand camp. Le 26 janvier 1944 il est envoyé au camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne il devient le matricule 6786. Fin juillet le camp de Majdanek est évacué sur Auschwitz qu’il atteint le 1er août. Le 18 janvier c’est au tour du complexe d’Auschwitz d’être évacué. Il arrive le 29 janvier à Mauthausen où il reçoit un nouveau matricule le 119911 et est affecté au Kommando d’Ebensée en qualité de manœuvre.
François KERDAL y décède le 23 avril 1945.