
Né le 19 juillet 1908 à Morlaix dans le département du Finistère. Il rejoint le 1er octobre 1941 la Résistance au sein du réseau Sabot en qualité d’agent P2. Ce réseau belge de renseignement est chargé de coordonner, depuis la France et la Belgique, des liaisons de renseignements et d’évasion au profit des Alliés et des services belges à Londres. Il est arrêté le 5 mai 1943, alors qu’il tente de rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en franchissant la frontière espagnole. Il est incarcéré à la prison de Bagnères-de-Luchon (31), puis transféré à celle de Toulouse (31) et ensuite interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 15150. Déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19, il reçoit le matricule 40405. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp, puis il intègre le Block 26 au Grand camp. Il est affecté au Kommando intérieur DAW Tischlerei (menuiserie), puis il est nommé Stubendienst (adjoint au chef de Block) au Block 42, le 17 juillet, il est affecté au Kommando Entlader Gustloff-Werk II (déchargement pour l’usine), le 15 septembre, il devient Stubendienst au Block 26. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril 1945. Il est incorporé dans une colonne d’évacuation qui quitte le camp le 8 avril. Il est libéré le 8 mai à Salzburg. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
Henri KERMARREC est décédé le 11 Août 1997 à Ostende en Belgique