Né le 15 juin 1926 à Saint-Dié dans le département des Vosges, il est étudiant. Il est arrêté le 2 janvier 1944 à Saint-Dié par la Feldgendarmerie, interrogé à la caserne Cherin dans cette ville, puis le 4 incarcéré à la prison de la Loge Blanche à Épinal (88) et le 14 à Charles III à Nancy (54). Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 24472, il est déporté le 27 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 29. Il reçoit le matricule 43938 et effectue sa période de quarantaine au Block 61 du Petit camp, puis intègre le Block 19 du Grand camp. Le 6 mars, il est affecté au Kommando intérieur du Holzhof (collecte du bois de chauffage). Le 25 juillet il est transféré au Kommando de Böhlen chargé de l’extraction de l’huile de lignite pour la firme Brabag. Il est renvoyé à Buchenwald affecté au Block 26 au Grand camp. Le 28 décembre, il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il est affecté successivement au Block 12, 10, 3 et effectue plusieurs séjours au Revier. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945, 3.000 survivants du camp, en six colonnes de 500, encadrées de posten et de S.S. sont jetées sur la route. La plupart marchent pendant 12 jours et, après 300 km, se retrouvent près de Wittenberg, sur l’Elbe où ils sont libérés.
Georges LABARRAQUE décède le 30 avril 1945 à Prettin dans le Land de Saxe-Anhalt.