LACQUIT Marcel KLB 42269

Né le 26 février 1923 à Issoire dans le département du Puy-de-Dôme, il est imprimeur à la Banque de France à Chamalières (63). Le 10 mars 1943, il est appelé aux Chantiers de jeunesse affecté dans un détachement agricole à Saint-Bonnet-Briance (87), puis en juin, il est transféré à Châtel-Guyon (63) dans un garage qui entretien et répare les véhicules des Chantiers. Il profite de sa situation pour renseigner le Maquis de Pontgibaud qui sur ses indications récupère au dépôt du garage : pneus,essence,et divers matériels. Recherché par la police de Vichy, il disparaît et entre dans la clandestinité et se réfugie au Domaine de la Borde qui héberge des réfractaires du STO (Service du travail obligatoire). Il participe à quelques sabotages et assure la protection des parachutages dans la plaine et la récupération et la cache des armes réceptionnées. Le 13 novembre 1943, il est arrêté lors d’une perquisition de la Gestapo au Domaine, incarcéré à la prison du 92e RI (Régiment d’infanterie) à Clermont-Ferrand (63). Mi-janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 23900. Déporté le 22 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 24, il reçoit le matricule 42269. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp. Le 23 février il est transféré au camp de Mauthausen qu’il atteint le 25, il reçoit un nouveau matricule le 53856. Le 7 mai, il est envoyé au Kommando de Gusen chargé de l’extraction de pierre dans une carrière pour la DEST et de la fabrication d’armes pour la société Steyr-Daimler. Le Kommando est évacué à Mauthausen. Il est libéré le 5 mai par les troupes américaines.

Marcel LACQUIT est décédé le 15 août 2007 à Cébazat dans le département du Puy-de-Dôme.