Né le 20 mai 1918 à Mantes-la-Jolie dans le département des Yvelines, il est employé de commerce et réside chez ses parents à Alençon (61). Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il signe un contrat de travail en mars 1943 comme grainetier à Köln-Bickendorf. Membre de l’Action Catholique, organisation clandestine organisée en Rhénanie, en relation avec le Mouvement chrétien de résistance spirituelle. Il prend une part active au travail de l’organisation à Köln. Il est arrêté le 13 juillet par la Gestapo, en application du décret nazi du 3 décembre 1943 contre l’action catholique française parmi les travailleurs français en Allemagne nazie, incarcéré à la prison de Brauweiler, il est déporté le 17 septembre 1944 à Buchenwald où il reçoit le matricule 81775 et intègre le Block 19 du Grand camp. Le 14 octobre il est transféré au Kommando de Schlieben chargé de la fabrication d’armes anti-char pour la firme HASAG. Le 13 novembre, il est envoyé au camp de Mittelbau-Dora, puis le 11 janvier 1945 affecté au Kommando 47 (Société Schmit und Kraus) situé dans la ville de Nordhausen. Il réussit à s’évader le 3 avril lors du bombardement de la ville de Nordhausen. Il est libéré par les troupes américaines le 11 avril.
Pierre LAILLIER est décédé le 18 janvier 2000 à Alençon dans le département de l’Orme.