Né le 4 octobre 1909 à Louviers dans le département de l’Eure, il est ouvrier de fonderie et demeure dans sa ville de naissance. Il est arrêté une première fois au printemps 1942 pour des troubles occasionnés sur son lieu de travail. Condamné par le tribunal militaire allemand de la FK 517 de Rouen (76), il est incarcéré à la prison d’Évreux (27) du 2 au 5 juin 1942. Le 8 mai 1943, il est appréhendé une seconde fois, alors qu’il travaille au service de l’Organisation Todt sur le littoral Atlantique, il a refusé de rejoindre son poste. Il a été arrêté par la Gestapo à Bussac-Forêt (17) en tentant de se procurer une carte d’alimentation. Il est emprisonné à la maison d’arrêt de Poitiers (86), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 15519. Déporté le 25 juin à Buchenwald qu’il atteint le 27, il reçoit le matricule 14121. Il effectue sa période quarantaine au Block 51 du Petit camp. Le 9 juillet, il est transféré au Kommando de Karlshagen situé sur la base de Peenemünde. Ce Kommando dépend du camp de Ravensbrück, il reçoit un nouveau matricule le 4784. Le 18 août, le site de Peenemünde est bombardé et partiellement détruit. Le 14 octobre, il est renvoyé à Buchenwald où il perçoit un nouveau matricule le 28050, transféré au Kommando de Dora. Le 27 mars 1944 « jugé inapte » par les SS, il est incorporé dans un convoi de 1000 malades à destination du camp de Bergen-Belsen.
Alfred LANGLOIS y décède le 5 avril 1944.