Né le 18 juin 1902 à Logivy-Plougras dans le département des Côtes-d’Armor, il est notaire à Poullaouen (29). Mobilisé en 1939 avec le grade de sous-lieutenant dans l’Intendance, il est fait prisonnier le 30 juin 1940 à Brest (29). Libéré il regagne son domicile. En juin 1943 un accrochage avec les forces occupantes a lieu dans la commune de Poullaouen (29), deux soldats allemands sont blessés dont un décède, il fait partie des otages arrêtés par la Gestapo mais il est relâché lors de l’identification des coupables. Le 11 juillet suite à une dénonciation, il est interpellé de nouveau par la Gestapo pour l’organisation en tant qu’officier de réserve d’un noyau de résistance. Interrogé à la caserne de La Tour d’Auvergne, puis incarcéré à la prison Saint-Charles de Quimper (29). Le 26 juin il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20121. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp. Le 29 septembre il est transféré au Kommando de Dora où durant trois mois il est affecté à des travaux de terrassement, puis il se fait passer pour être un ajusteur aux Usines Renault et intègre le Kommando Pirnrohr au Hall 23. Le Complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945, il est incorporé le 5 dans un convoi d’évacuation en train en direction du camp de Ravensbrück. Après cinq jours de transport il s’évade en sautant de son wagon, mais il est repris par des SS au moment d’être exécuté, il est sauvé par un SS et incorporé au sein d’un autre transport de déportés juifs qui arrive au camp de Ravensbrück. Il réussit à l’entrée du camp de quitter la colonne et de rejoindre d’autres déportés. Le camp de Ravensbrück est à son tour évacué les 26 et 27 avril. Il est libéré le 3 mai à Malchow par l’Armée rouge et regagne la France le 21 mai.
Jean LE GAC est décédé le 10 mai 1974 à Poullaouen dans le département du Finistère.