Né le 15 avril 1911 dans le IXe arrondissement de Paris, il est instituteur et secrétaire de mairie à Elbeuf-en-Bray (76). Mobilisé en septembre 1939, il est fait prisonnier lors de la campagne de France et bénéficiaire d’un congé de captivité. En février 1943, il rejoint la Résistance au sein du réseau Prosper Buckmaster du SOE (Special operations executive). De plus, grâce à son emploi à la mairie, il est bien placé pour délivrer de fausses cartes d’identité et des titres d’alimentation aux réfractaires du STO (Service du travail obligatoire). Il est arrêté suite à une dénonciation, le 12 juillet 1944 à son domicile par la Feldgendarmerie pour avoir aidé un parachutiste anglais, tombé sur le territoire de la commune. Il est incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen (76) et le 28 juillet interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 46187. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 22, il reçoit le matricule 78803. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 26 au Grand camp. Il est affecté le 6 septembre au Kommando intérieur Strassenbau (construction de puits). Le 13 septembre, il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque.
André LEFEVRE est abattu par un SS le 15 avril lors de cette évacuation entre Wellaune et Kossa.