MARCELOT Robert KLB 51860

Né le 5 mars 1922 à Vanzy dans le département de la Haute-Savoie, il est instituteur à Challex (01). Du 1er novembre 1942 au 3 juillet 1943, il est appelé aux Chantiers de jeunesse groupement 43 à Artemare (01). Hospitalisé à l’hôpital militaire de Belley (01), il échappe en juin à un départ en Allemagne d’un contingent du groupement 43. Devenu réfractaire il se cache et se fait embaucher en octobre sur un chantier de coupe de bois à Challex. Le 12 avril 1944 des Allemands viennent sur le chantier pour une vérification des papiers d’identité. Absent et se croyant à l’abri car muni de nouveaux papiers, il se rend à un poste allemand pour les présenter. Il est retenu et emmené à Bellegarde (01), puis incarcéré à la prison de Montluc à Lyon (69) et interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51860. Il effectue sa période de quarantaine au camp de tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Le 20 juillet il est envoyé au Kommando de Günzerode chargé du nivellement du terrain et à la pose des rails. Le 23 mars 1945, il est renvoyé à Ellrich-Théâtre. Le 4 avril le Kommando est évacué en train. Lors d’un mitraillage du convoi par deux avions alliés, profitant de l’arrêt du train et pour se mettre à l’abri, il saute avec plusieurs camarades, du wagon et se réfugie dans les bois. Rattrapé par des Volkssturm il doit remonter dans le train. Le 11 avril le train est bloqué en gare de Oebisfelde la voie ferrée est coupée. C’est à pied qu’il doit continuer en direction de Gardelegen. Lors de cette Marche de la mort, il s’évade à nouveau avec deux camarades et se cache dans un silo de pommes de terre. Il est libéré le 13 avril par les troupes américaines.

Robert MARCELOT est décédé le 1er octobre 2006 à Saint-Julien-en-Genevois dans le département de la Haute-Savoie.