Né le 14 Octobre 1922 à Genneville dans le département du Calvados, il exerce le métier de bouilleur de cru et réside chez ses parents à Manneville-la-Raoult (27). Requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il refuse d’aller travailler en Allemagne. Il décide de rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en passant par la frontière espagnole. Il est arrêté le 3 Juillet 1943 par la Feldgendarmerie à Puyoo (64) dans le train en direction de Lourdes. Il est incarcéré à la prison de Saint-Palais puis à celle de St Jean Pied de Port, toutes deux dans le département des Pyrénées Atlantiques et enfin transféré au fort du Hâ à Bordeaux (33). Le 5 août, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 17316. Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 21112. Il effectue sa période de quarantaine au Block 55 du Petit camp. Le 13 octobre il est transféré au Kommando de Dora. Le 25 mars 1945, il est envoyé au Kommando d’Ilfeld chargé d’amener le courant électrique basse tension, depuis un transformateur situé en dehors du village jusqu’à une école des Jeunesses Hitlériennes aménagée dans un très ancien cloître. Le 5 avril le Kommando est évacué en train. Le convoi est bloqué le 10 en gare de Miestre suite aux bombardements des voies par l’aviation alliée, les déportés en profitent pour fuir et se réfugiés dans les forêts proches. Une bonne partie est rattrapée par les gardes SS et la Volkssturm et ramenée au train et le 13 avril conduit à la grange de Gardelegen où ils sont brûlés vifs. D’autres sont abattus lors de la poursuite et une infime partie de rescapés est libérée à la rencontre des troupes américaines.
Émile NICOLAS est déclaré disparu.