Né le 18 mars 1922 à Saint-Hilaire-Saint-Florent dans le département du Maine-et-Loire, il est cheminot en qualité de caleur (tri des wagons pour la formation des convois) à la gare de triage de Nantes-Doulon (44). Lors de son activité, il laisse dérailler un train de matériel allemand. Il est informé par un milicien qu’il va être arrêté le lendemain. Il retourne chez lui à Saumur où un gardien de la paix lui procure une fausse carte d’identité au nom de Yves Georget. Il repart à Nantes où il travaille dans une chocolaterie, puis dans une ferme pour échapper aux recherches de la police allemande. Il est arrêté chez ses parents à Saint-Hilaire-Saint-Florent le 2 octobre 1943 par la Gestapo, suite à une dénonciation. Il est incarcéré à la prison du Pré-Pigeon à Angers (49), puis le 20 novembre interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 24 où il reçoit le matricule 42588. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp. Le 13 mars il est transféré au Kommando de Dora affecté au transport des briques, à la décharge des sacs de ciment, puis il travaille comme menuisier. Le 30 juillet, il est envoyé au Kommando de Wieda siège de la SS-Baubrigade III chargé de la construction de la ligne de chemin de fer Helmetalbahn reliant Kassel à Nordhausen affecté au Kommando de Mackenrode un chantier de la SS-Baubrigade III. Le 19 décembre 1944, il admis au Revier de Dora suite à une fracture du genou, remis il est affecté à un Kommando intérieur chargé de l’épluchage des pommes de terre jusqu’à l’évacuation du camp de Mittelbau-Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945, il est incorporé le 4 dans un convoi d’évacuation en direction de Bergen-Belsen. Le 9 il arrive au camp des casernes de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 par les troupes britanniques.
Bernard PERROT est décédé le 25 novembre 2009 à Bourges dans le département du Cher.