Né le 27 octobre 1896 à Saint-Jean-Pied-de-Port dans le département des Pyrénées-Atlantiques, il est contrôleur des Postes. Il effectue son service militaire au 18e RI (Régiment d’infanterie), puis devient élève officier à Cholet (49). En 1918, il est nommé aspirant et participe aux dernières opérations de la guerre. Démobilisé avec le grade de sous-lieutenant, il reprend ses fonctions de contrôleur des postes à Paris puis à Alençon (61). Vers 1925, il est affecté au Service des ambulants de la gare Saint-Charles à Marseille (13). Mobilisé en septembre 1939, il intègre avec le grade de capitaine le II° bataillon du 141e RIA (Régiment d’infanterie alpine), il est démobilisé de juillet 1940. Dès 1942, il organise la Résistance dans le sud-est en fondant les premiers maquis des Alpes. En 1943 il est nommé chef régional de l’A.S. (Armée secrète) pour la Provence avec le grade de Colonel. Il est arrêté le 4 juillet 1943 à Marseille par la Gestapo, interrogé au 425 de la rue Paradis, siège de la Gestapo à Marseille, puis il est transféré à la prison Saint Pierre de cette ville, puis à celle de Fresnes (94). Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) il est déporté le 27 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 43676. Il effectue sa période de quarantaine au Block 61 du Petit camp, puis intègre le Block 31 du Grand camp. Le 23 février il est affecté au Kommando intérieur de la Gustloff-Werk II. Le 21 août il est transféré au Kommando de la Gustloff-Werk I (usine d’armement Sauckel). Le 16 septembre, il est transféré au Kommando de Witten Annen chargé de la fabrication de pièces d’armement pour la firme AGW. Le Kommando est évacué à pied le 28 mars 1944. Il est libéré le 31 mars à Lippstadt (Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie) par les troupes américaines.
Jean PÉTRÉ est décédé le 7 avril 1959 à Saint-Jean-Pied-de-Port dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Il est Grand-Officier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec palme.